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PAROISSES DU VILLEFRANCHOIS
AVEYRON
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QUESTIONS SUR LA BIOETHIQUE... La rencontre du 10 avril à Villefranche ...
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    Le Comité consultatif national d’éthique organise, à la demande du président de la République, des états généraux de la bioéthique, phase préalable à la révision de la loi bioéthique prévue fin 2018.

   En effet, tous les 7 ans, la loi sur la bioéthique est révisée pour s’adapter aux nouvelles possibilités des sciences et technologies médicales qui avancent très rapidement : ce qui est possible techniquement est-il moralement souhaitable ? Tous les citoyens peuvent donner leur avis sur le site internet https://etatsgenerauxdelabioethique.fr , et réagir aux avis donnés par d’autres personnes sur la plateforme, avant le 30 avril prochain. Ces données seront analysées et présentées par le Comité consultatif national d’éthique au Parlement, avant que ne démarre le travail parlementaire. L’Eglise de France, à travers la Conférence Nationale des Evêques, organise des conférences décentralisées afin de sensibiliser les personnes croyantes aux enjeux du début et de la fin de vie, ainsi qu’à l’intelligence artificielle, afin que ces derniers puissent se faire un avis éclairé et puisse participer à cette consultation très large.

   En Aveyron, quatre rencontres sont proposées, et s’adressent principalement aux personnes catholiques qui, de part leur métier ou leur expérience, ont une expertise sur les sujets bioéthiques pour participer à la consultation internet sur la bioéthique. Voici une brève relecture de la conférence / débat qui a eu lieu à Villefranche le 10 avril dernier: La réunion, qui a attiré un public nombreux, a eu lieu à la salle paroissiale du Tricot en présence de Mgr Fonlupt. L’équipe de travail qui anime les conférences pour l’Aveyron est constituée du P. Raphael Bui, un médecin gériatre qui a travaillé 10 ans en soins palliatifs, une infirmière, et une sage-femme. Elle a commencé par un extrait du film Bienvenue à Gattaca, un film de science-fiction sorti il y a 20 ans qui traite des questions du début de la vie et d’eugénisme ainsi que de ses répercussions sociétales, et dont les possibilités techniques sont devenues réalité aujourd’hui. Le P. Bui a ensuite parlé du discernement moral que nous impose notre condition de chrétien. Face à ces questions délicates, la position de l’Eglise n’est ni le défaitisme (les dés sont jetés face aux évolutions sociétales), ni celle d’une croisade. Mgr Fonlupt a ensuite rappelé le contexte et les enjeux nationaux de ces débats. Les participants à la réunion se sont ensuite divisés en deux groupes de travail, un sur les enjeux du début de vie (procréation médicalement assistée, gestation pour autrui, eugénisme, accompagnement parental et droits des enfants), et l’autre sur les enjeux de la fin de vie (soins palliatifs, euthanasie…), afin de débattre et d’affiner leurs idées. A la fin de la réunion, des fiches récapitulatives sur la position de l’Eglise sur divers sujets (Assistance Médicale à la Procréation, Gestation pour autrui, Recherche sur l’embryon humain, Diagnostic prénatal, don de gamètes, Fin de vie), ont été remises aux participants. Vous pouvez les retrouver sur le site de la paroisse. 

La FIN DE VIE : Vision de l'Eglise ...

        La mort est un passage et non une fin...

   Chaque personne est digne du plus grand respect jusqu’au terme de sa vie ; et prendre soin de cette personne est plus important que la seule poursuite de thérapies disproportionnées ; c’est l’art de l’accompagnement.

   L’Eglise veut que soient développés l’accès et la formation aux soins palliatifs, comme le souhaite l’Etat afin d’éviter le « mal mourir » que l’on voit encore par endroit. Les bonnes pratiques permettront d’éviter toute confusion entre une sédation d’accompagnement de fin de vie (ce qui peut avoir pour conséquence connue mais non voulue la venue plus rapide de la mort) et une sédation qui provoque délibérément la mort.

   L’Eglise relève aussi que chaque cas est singulier et que la loi ne peut donc pas se substituer à l’appréciation médicale. Elle dit qu’il est primordial qu’il y ait un dialogue entre les professionnels de santé, patients et proches afin de respecter au mieux la déontologie médicale.

   Quant au suicide assisté, autorisé dans certains pays, au nom de l’autonomie de la personne, ne créerait-il pas une brisure du lien social ? L’être humain étant un être de relation, n’y a-t-il pas contradiction entre les efforts déployés pour la prévention du suicide et la demande de l’assistance au suicide ?

   « Face à la mort et à son énigme, la conscience cherche au plus profond d’elle-même, et avec l’aide d’autrui, la lumière qui l’habite pour trouver réconfort et paix. Quelle que soit cette lumière - la foi en Dieu ou la simple gratitude pour la vie -, le chemin vers la mort est difficile et rude. Nul ne s’y aventure sans le juste et fidèle soutien de l’équipe soignante, de proches et de la société. C’est à cela qu’une société se reconnaît digne de l’humanité des siens. »                                                                                                               Mgr Pierre d’Ornellas    

   Dans les moments difficiles, l’Eglise nous invite à faire preuve de discernement et de Sagesse et de se laisser le temps de s’approprier la loi déjà existante. Il faudrait se donner les moyens financiers de mettre en œuvre une véritable culture palliative respectueuse de la dignité de tout être humain.

   Une société civilisée se reconnaît à la façon dont elle protège les plus faibles. L’Eglise et le Droit, dans notre pays, y ont toujours veillé.

   La médecine est la gardienne du seuil de notre humanité. Voulons-nous qu’elle garde cette noble vocation ou qu’elle devienne un prestataire de services ayant obligation de répondre à tous nos désirs individuels ?

ETATS GENERAUX SUR LA BIOETHIQUE ...

                                    LA GPA OU GESTATION POUR AUTRUI

  La gestation pour autrui (mère porteuse) est une méthode de procréation médicalement assistée (PMA) pratiquée par des couples hétérosexuels lorsque la femme ne peut pas porter d’enfant du fait d’une absence ou d’une malformation de l’utérus.

  Concrètement une mère porteuse va accueillir un embryon issu d’une fécondation par PMA à laquelle elle n’a pas participé et mener la grossesse pour donner naissance à un enfant qui n’est pas génétiquement le sien. Cependant on distingue 2 types de mères porteuses :

  • Lorsque la mère « porteuse » fournit l’ovocyte qui est fécondé par insémination artificielle ou naturelle, elle est alors génitrice et gestatrice. On parle de procréation pour autrui.

  • Lorsque la mère « porteuse » ne fournit pas l’ovocyte et va porter un embryon fécondé in vitro qui lui est transféré ; elle est alors uniquement gestatrice et on parle alors de gestation pour autrui.

  La GPA est interdite en France (loi du 29 juillet 1994) car elle porte atteinte aux principes juridiques de non commercialisation et d’indisponibilité du corps humain aussi les couples en manque d’enfant vont recourir à cette méthode dans les pays ou elle est autorisée (Royaume unis, USA, Canada…) Cela donne lieu à un marché très lucratif et on voit des sociétés américaines prospecter en France.

  Quelle est la situation juridique de ces enfants nés à l’étranger de « mères porteuses » ? Une circulaire du 25.01.2013 dite « circulaire Taubira » avait demandé qu’il leur soit délivré un certificat de nationalité Française ce qui allait à l’encontre du droit Français. En juin 2013 un arrêt de la cour européenne des droits de l’homme motivé par l’intérêt supérieur de l’enfant avait condamné la France qui refusait de le délivrer.

  Depuis la jurisprudence évolue vers une logique du fait accompli.

  La transcription de la filiation paternelle est autorisée mais non celle de la mère car ne correspond pas au nom de la femme qui a accouché et qui est mentionné sur l’acte de naissance mais il lui suffit ensuite d’adopter l’enfant.

  De même un homme peut avoir recours à la GPA à l’étranger et faire adopter son enfant par son conjoint à son retour en France. Les juges acceptent ce contournement de la loi dans l’intérêt de l’enfant ! Mais ou est l’intérêt de l’enfant qui est le fruit d’un contrat et de la transgression d’un interdit ?

  Quels risques liés à la GPA ?

  • Marchandisation du corps humain contraire au principe d’indisponibilité : un bébé contre une somme d’argent !

  • Atteinte à la dignité des femmes : exploitation de leur pauvreté.

  • Négation du lien qui s’établit entre la mère et l’enfant pendant la grossesse. Le corps est robotisé, réduit à sa fonction (grossesse), la volonté prime(maternité). Mais ne sommes nous pas des êtres relationnels avant même d’être rationnels ?

  • Comment l’enfant peut construire son identité alors que son origine ne lui offre pas de repères généalogiques clairs et lisibles ?

  • Risque d’eugénisme : choix « d’options » proposées par certaines officines.

  • Et si la mère porteuse ne veut plus le donner à la naissance ?

  • Si l’enfant naît avec une malformation, un handicap et que les parents « d’intention » le rejettent ?  

  Le problème majeur réside dans l’anticipation de l’abandon avant même la conception contrairement à l’adoption. On ne compense pas ici un préjudice subi par un enfant, on l’organise pour compenser un préjudice subi par un couple qui ne peut avoir d’enfant.

  Les progrès de la médecine ont ouvert de nombreuses possibilités mais est ce que tout ce qui est possible est raisonnable et bon pour le genre humain ? L’autorisation de la PMA pour les couples de femmes et pour les femmes seules ne sera-t-elle pas la porte ouverte à une future autorisation de la GPA sous prétexte qu’elle introduirait une inégalité entre les couples de femmes et d’hommes ?

     Voir avis n°126 du 15/06/2017 du CCNE (comité consultatif national d’éthique) 

La commission de MUSIQUE LITURGIQUE ...
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    Musique Liturgique

   De tout temps, l'Eglise a considéré l'art, et la musique tout particulièrement comme forme d’expression de la beauté de Dieu. La musique dont le chant peut nous aider à nous rendre disponibles au passage du Seigneur dans nos vies, à le reconnaître, à le louer, le célébrer et mettre nos pas dans les siens. C'est au service de cette "musique qui ouvre les cœurs" que la Commission travaille.

   La Commission de la Musique Liturgique fait partie du service diocésain de Pastorale Liturgique et Sacramentelle (Liturgie, Fleurir en liturgie, Funérailles, Art Sacré).

   Au service des paroisses du diocèse de Rodez et des différents services diocésains (catéchèse, catéchuménat, AEP, pastorale de la santé…), elle est en lien avec tous les acteurs de la musique liturgique : prêtres, chantres-animateurs, chefs de chœurs, organistes, instrumentistes, choristes, assemblée

     Mission de la commission de musique liturgique

    • Encourager les liens entre tous les acteurs et de proposer des formations, des outils et des perspectives pour que chacun puisse assurer au mieux le service de la musique liturgique.

    • Etre au service des communautés paroissiales ;

    • Promouvoir le rôle et la qualité de la musique et du chant liturgique dans nos célébrations ;

    • Proposer un répertoire diocésain de chants liturgiques

    • Aller à la rencontre dans les doyennés et mettre en place des personnes « relais » dans les secteurs paroissiaux afin de faciliter la communication. Elle est un lieu « ressources » sur toutes les questions techniques ayant trait à la musique liturgique. La musique est au service de la liturgie , par sa beauté, elle participe et aide à la prière de l’assemblée.

     La vocation de la commission musique liturgique...                                                                 Être au service des communautés paroissiales

    • On vous demande un concert dans votre église mais vous ne savez pas quelle est la démarche à faire, qui contacter, comment procéder.

    • Vous êtes animateur de chants, organistes, instrumentistes : vous avez besoin de connaître les formations, qui existent pour vous aider dans votre mission.

    • Vous êtes à la recherche de documents, organismes sur la musique liturgique.

    • Vous souhaitez faire partie du chœur diocésain ou bien dans votre paroisse, vous aimeriez être en contact avec le diocèse pour le répertoire de chants.

    • Dans votre paroisse, vous souhaiteriez avoir une formation sur l’animation du chant, le rôle des acteurs musicaux en liturgie, l’usage des chants dans nos célébrations.

Soeur CLAUDETTE nous parle...
 Témoignage donné en avril 2016, par Sœur Claudette de la Sainte Famille, à la Collégiale  et à la chapelle Ste Famille à Villefranche-de-Rouergue, sur les réfugiés du Liban ...                  A écouter
Claudette
 
JOURNEE MONDIALE
DU MIGRANT
ET DU REFUGIE

Prière de
Dom Helder Camara
(1909 - 1999),
archevêque de Rio (Brésil),
avocat des sans droits
et défenseur de l'option
préférentielle pour les pauvres.

Quelle que soit
La couleur de ta peau
La configuration
De tes lèvres et de ton nez
Quelle que soit ta taille,
Tu n'es ni un sous-homme ;
Ni un super-homme ;
Tu es un homme.

Tu as un cœur,
Des aspirations, des rêves.
Si tu appartiens à un clan
A une famille, à une culture,
Tu appartiens d'abord
A la famille humaine.

Quelle que soit ta langue
Et le pays d'où tu viens,
Nous sommes capables
De nous comprendre.
Partout la bonté touche,
L'injustice blesse,
La paix est un idéal.

Garde ta langue,
Mais marche avec des hommes
aux langues diverses,
Eloignées de la tienne
Et qui désirent comme toi
Un monde plus juste

Et plus humain.
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